Elle s'approche de moi, et je sens un poids s'envoler. Quand la chaleur de son corps se mêle à la mienne, je ferme les yeux. Et le monde disparait.
C'est une façon de fuir, je sais, mais dans ses bras, j'oublie ce qui me blesse et m'arrache des larmes. Instinctivement, je me roule, un peu. J'ai la position que prennent les bébés. Mais je m'enfous. Puisqu'elle m'entoure doucement de ses bras en me répètant dix fois s'il le faut qu'elle est moi. Tout à moi. Et si je pleure, ça n'est plus de peur, plus d'angoisse, plus de tristesse mais bien de bonheur. Parce qu'enfin, j'ai trouvé ma place.



